En 1482, Diego Cao établit les premiers contacts d’Européens avec les habitants du bassin du fleuve Kongo. A l’arrivée des Européens, la fédération politique du Kongo-dyna-Nza (« Kongo, aux dimensions du monde »), qui occupe toute cette région, avait une superficie approximative de 2 millions de km2 ; soit un seul pays négro-africain du XVè siècle aussi vaste que toute l‘Europe occidentale. Les Kongo concevaient leur territoire de manière radiocentrique, qu’ils découpaient en quatre principaux secteurs[1] : Kongo-dya-Mpangala (sud), Kongo-dya-Mulaza (est), Kongo-dya-Mpanza (nord) et la façade maritime (ouest). Les trois premiers secteurs étaient également des entités administratives (sorte de province ou Etat) ; l’ensemble étant régi par leur intersection, au centre géographique de la fédération, c’est-à-dire la province-capitale Zita-dya-Nza (le « noeud du monde »), dont le chef lieu était Mbanza Kongo[2] – que les Portugais surnommeront Sao Salvador.

![cropped-5472576592_2431b8bbe9_b-copy[1] cropped-5472576592_2431b8bbe9_b-copy[1]](http://fr.panafrikan.net/wp-content/uploads/2012/05/cropped-5472576592_2431b8bbe9_b-copy1-150x150.jpg)




