The East African Community
Les bombardements français à Abidjan en Avril 2011 ont ouvert les yeux à nombre d’africains sur la nature de l’impérialisme dans lequel les pays du continent sont maintenus. Cet impérialisme et cette domination prennent des proportions tout à fait stupéfiantes dans les pays dits francophones et qui partagent tous la même monnaie coloniale : le franc CFA.
La zone « francophone » est dans l’ensemble tenue par des dictateurs féroces mais incapables de faire décoller économiquement et culturellement leur pays. Et quand ce ne sont pas des dictateurs, ce sont des gens entièrement asservis aux intérêts français ou qui n’ont aucune marge de manoeuvre, comme des poissons hors de l’eau. Il y a le Sénégal de Wade, un pays dont la langue officielle est le français alors que l’écrasante majorité de sa population comprend et parle le wolof. Un pays qui abrite une base militaire française sans qu’il n’y aie aucun débat national sur cette présence militaire d’ordre colonial. Il y a le Mali qui semble bien vivre le fait d’aller mal. Il y a la Côte-d’Ivoire revenue de force dans le giron de la France alors qu’elle tentait maladroitement d’en sortir. Il y a le Gabon de Bongo fils, le Togo d’Eyadema fils, le Congo de Sassou Nguesso, le Tchad d’Idriss Deby, la Centrafrique de Bozizé… Une liste à même de refroidir les plus enthousiastes des afro-optimistes !
La crise ivoirienne aura eu le mérite de tracer une ligne de démarcation claire entre les partisans de la dignité africaine et les partisans de l’asservissement. Une ligne nette entre les partisans de la lutte et les capitulards et autres collabos. Cette crise a mis en ébullition les coeurs de millions d’africains et pour paraphraser Mao, nous espérons qu’il s’agit là de la flamme qui mettra le feu au pré-carré français. Mais si la stituation bien que pleine d’espoir, est morose en zone « francophone », ce n’est pas le cas partout sur le continent où certains pays montrent l’exemple. C’est le cas par exemple de l’Afrique de l’est et de l’Afrique australe qui discutent de la formation d’un immense marché commun.


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