Catégorie: Histoire

Généalogie de la xénophobie européenne

Affiche xénophobe d'un parti politique européen (Suisse)

Au fond, la négrophobie n’est qu’une modalité parmi d’autres de la phobie de l’autre profondément ancrée dans la civilisation occidentale. Il n’y a pas d’autre civilisation dont l’histoire est jalonnée d’autant de guerres, entre les Européens/Occidentaux eux-mêmes, entre eux et d’autres. Le Nègre est physiquement et symboliquement l’autre le plus radicalement autre du Blanc. Cela peut suffire à expliquer qu’il ait souffert le plus sévèrement « la férocité blanche ». La phobie de l’Autre que l’on rencontre chez les Blancs est antérieure à la civilisation occidentale, et plonge ses racines dans la civilisation gréco-romaine.

Le Franc CFA est inspiré de l’EMONAZ !

Ayant vaincu l’armée française en quelques jours, l’Allemagne nazie résolut d’asservir économiquement la France, entre autres, grâce à un subterfuge monétaire criminel appelé EMONAZ : External Monetary Nazism. Dans un article fort bien documenté, le professeur Sohjw Taadhieu NDENGWE montre comment ce procédé monétaire nazi de pillage économique des pays occupés (notamment Belgique, Pologne, Pays-Bas, France) a inspiré les concepteurs de l’escroquerie du franc CFA – fomentée le 25 décembre 1945 -, que furent Charles De Gaulle (président du gouvernement provisoire), René Pleven (ministre des finances) et Jacques Soustelle (ministre des colonies).

Inauguration du centre Panafricain Zenoo

Il nous faut saluer le lancement du Centre Panafricain Zenoo, initié par des frères et soeurs de la Diaspora en Suisse.

 

A suivre de très près…

Une histoire de l’Etat et de la démocratie en Afrique

Ngola Nzinga (1582 -1663), l'une des plus grandes leaders politiques africaines à avoir vaillamment combattu les esclavagistes européens.

Si la démocratie consiste en la création par une multitude humaine d’une société politique autonome, fondée en soi et pour soi[1] ; alors l’Afrique Noire possède une expérience démocratique déjà millénaire avant son agression  par l’Europe. Par conséquent, si une question de démocratie se pose aux Africains d’aujourd’hui, c’est essentiellement dans cette histoire politique millénaire qu’ils devraient en puiser les éléments de réponse adéquats ; plutôt que de verser dans un mimétisme amnésique d’expériences politiques étrangères.

C’est indubitablement dans les décombres de l’Afrique ancienne qu’il faut rechercher les matériaux essentiels de la refondation socio-politique de l’Afrique à venir ; évidemment en pleine conscience des circonstances actuelles dites de la mondialisation, qui consistent surtout en l’occidentalisation  du monde. Mais encore faut-il que nous apprenions à connaître et comprendre notre propre histoire politique « précoloniale ».

Crises de l’impérialisme, essor du panafricanisme

Henry Sylvester Williams : Panafrican Association, 1900

Généralement, les périodes de grande avancée du mouvement panafricaniste sont aussi celles d’un recul ou d’une crise du système européen/occidental de domination des Nègres ; soit en raison de guerres entre Etats impérialistes, soit en raison de graves dépressions économiques. Ces périodes sont également suivies (ou ponctuées) d’une féroce chasse aux militants nationalistes et panafricanistes ; aussi bien en Afrique (Um Nyobé) que dans la Diaspora (Malcom X).

Lettre d’un Africain-africain à un Africain-américain

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT BARACK H. OBAMA

Monsieur le Président Barack Hussein OBAMA, je suis un illustre inconnu, militant panafricain. Je me permets de vous écrire, en toute humilité, cette lettre parce que, si moi-même je ne me fais pas d’illusion quant au sort que vouset vos pairs réservez à l’Afrique, je ne veux pas que mes enfants perdent l’espoir de voir la libération de l’Afrique.

Monsieur le Président, vous avez 49 ans, j’en ai 43. Nous aurions pu être voisins dans le même quartier à Brazzaville ou à Kogelo. Nous aurions pu avoir fréquenté en même temps, l’école primaire. Nous aurions pu nous retrouver dans les mêmes amphithéâtres à l’université. Mais, vous êtes né, Africain-américain, je suis né Africain-africain. Nous avons eu des destins différents. Et votre destin, monsieur le Président, est dans la lignée de ces africains qui font notre fierté et, dans la lignée des grands hommes qui ont marqué l’histoire de l’humanité. Mais, voyez-vous, monsieur le Président, ce qui nous uni, vous et moi, c’est ce grand « A » que de Africain que nous portons, avant que d’être de africain ou américain avec un petit « a »

Appel à la résistance contre valets locaux et autres ennemis de la renaissance africaine

La supercherie est terminée, et ils le savent !!

Mais nous, le savons-nous ?  Résistons-nous ?  Et vous, qu’est ce que vous faites ? Cette affaire ne peut pas être que l’affaire de quelques-uns. C’est toute l’Afrique, celle des peuples restés sur le continent, qui doit se lever comme un seul Homme pour résister.

L’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul, de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte des maîtres qui prétendent l’affranchir.  Seule la lutte libère.

« Parce que le conflit, il est partout jusque dans nos relations internationales les plus feutrées. Nous menons et on mène contre nous le combat le plus violent, plus violent même que celui qui a conduit à la disparition de certaines espèces. ». Ainsi parlait L’Wsir Cheikh Anta Diop. Et, ces relations internationales les plus feutrées sont symbolisées, depuis plus de 60 ans, par l’orchestration du système néocolonial par le prisme de la Françafrique pour le plus grand nombre, encore sous l’emprise de la France, 50 ans après l’échec du Panafricanisme de 1963.

« Des territoires qui ne cessaient pas, depuis dix ans, d’aspirer à l’indépendance, la réclament aujourd’hui avec insistance. Faut-il laisser ce mouvement se développer contre nous, ou, au contraire, tenter de le comprendre, de l’assimiler, de le canaliser ? ». ou encore, « J’ai desserré les liens avant qu’ils ne se rompent » Tel était le crédo du Président français Charles de Gaulle.

La France avait réussi par la terreur et l’assassinat des combattants panafricains de l’Indépendance, à placer à la tête de la quasi-totalité des colonies d’Afrique Noire, à l’heure des fausses indépendances, des personnages dont la particularité était leur capacité à courber d’échine.

Ainsi, la France fonde sa politique extérieure sur cette stratégie dont l’objectif central est d’empêcher les anciennes colonies d’Afrique Noire, de vivre de façon libre et indépendante. Pour ce faire, elle repose sa politique africaine sur une logistique dans laquelle elle s’inscrit comme le pays emblématique représentatif du triomphe de l’Occident sur le monde noir.

Cette politique du maintien de l’Afrique Subsaharienne dans une colonisation de type nouveau dit, néocolonialisme, par laquelle la France les utilise dans la plupart des problèmes internationaux pour ses besoins de puissance politique, économique, militaire et culturelle, a été suivi, de manière constante et sans discontinuité, par l’ensemble des président français, depuis De Gaulle jusqu’à Sarkozy.

Aussi, suffit-il seulement qu’un territoire africain se donne lui-même librement ses représentants, pour qu’un tel acte d’indépendance soit ressenti par la France comme une agression.

Sékou Touré en Guinée, jugé coupable d’avoir dit non en 1958 à la Communauté franco-africaine en fera les frais. Le président Sylvanius Olympio au Togo n’en a pas échappé. Thomas Sankara complète la longue liste de ces héros.

Le dernier épisode de cette série est entrain de se jouer devant nous, par la tentative de hold-up électoral de la Françafrique d’imposer Alassane Ouattara comme Président de la République au Peuple Africain de Côte d’Ivoire. Cette fois-ci, nous ne pourrons dire : « nous ne savions pas ».

Bref historique des organisations panafricanistes

Marcus Mosiah Garvey : leader de l'UNIA

A la fin du « Siècle des Ténèbres », l’apogée des déportations transatlantiques coïncide avec l’éclosion de la presse écrite dans les métropoles esclavagistes européennes. Ce nouveau mode d’expression directe, publique, fait rapidement un écho en Europe aux mouvements de révoltes qui s’intensifient en Afrique, dans les bateaux négriers, et surtout dans les plantations coloniales d’Amérique. Cela favorise l’expression d’une opinion abolitionniste métropolitaine, de plus en plus offensive, à laquelle participent nombre d’illustres auteurs africains affranchis.

Afin de se faire mieux entendre par les autorités des pays esclavagistes européens, certains de ces publicistes africains s’organisent en associations de défense des leurs asservis ; aussi bien en métropole, dans les plantations, qu’en Afrique d’où commence leur calvaire. Ces premières formes de résistance intellectuelle au Yovodah constituent le terreau militant du mouvement panafricaniste.

Paul Panda Farnana, Précurseur dans l’historicité du panafricanisme.

    Un des précurseurs dans l’historicité du panafricanisme 

    Paul Panda Farnana.

    Pourquoi pendant si longtemps, d’éminents penseurs du panafricanisme furent oubliés ou parfois,  incompris ? Pourquoi ceux qui nous paraissent comme les dignes fils et filles d’Afrique ne sont pas célébrés à la hauteur de leurs apports à la grandeur de la terre-mère ?  On ne saurait analyser correctement ces questions si l’on n’a pas pris la mesure de ce que, pour les ennemis de l’Afrique, tout ce qui peut emmener à la conscientisation des masses africaines doit être, par tous les moyens, étouffé, annhihilé, honnis, caricaturé ou pire, éliminé.  Les Kwamé Nkrumah, Cheikh Anta Diop, Thomas Sankara, Patrice Emery Lumumba, etc. et Paul Panda Farnana, constituent cette liste, longue liste de ceux qui ont forgé et contribué a forgé l’histoire africaine.

L’alternative panafricaniste de Cheikh Anta Diop

L’alternative panafricaniste de Cheikh Anta Diop

La décennie 1950-1960, est marquée globalement pour les Africains, par le combat anticolonial et en toile de fond, les formes d’organisation politique postcoloniales à même de répondre aux exigences de reconstruction d’un continent qui s’apprêtait à sortir de plus de quatre siècles d’assujettissement, de l’Esclavage à la Colonisation.

 

Professeur Cheikh Anta Diop